La centralisation des risques bancaires française, mise en œuvre en 1946, concerne uniquement les entreprises. Par « risque bancaire », terme employé depuis cette date, il faut comprendre « concours » ou « engagement » bancaire. D'un point de vue économique, en effet, chaque fois qu'une banque apporte un financement, elle s'expose simultanément à un certain degré de risque de non remboursement, total ou partiel, ou « risque de crédit ».
Les promoteurs de la centralisation poursuivaient deux objectifs :
- permettre à toute banque de répondre aussi largement que possible, mais sans risque excessif, aux demandes de crédit présentées par un client ;
- fournir aux responsables de la politique monétaire tous renseignements, en matière de crédit, susceptibles d'éclairer leurs décisions.
Cette double finalité, à la fois prudentielle et d'information des autorités monétaires, commande encore aujourd'hui la centralisation des risques bancaires.
Après un bref historique, cette note d'information présente le cadre et les procédures de la centralisation.
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